samedi 11 septembre 2010

La buanderie

Une des premières choses que j’ai apprise en mettant les deux pieds dans ma chambre est la suivante : il n’y a pas de laveuse et de sécheuse accessibles dans mon appartement. La propriétaire, me fait part qu’on retrouve une buanderie sur la rue Water (Water Street).  Le lendemain, je fais la rue à la marche et je ne trouve pas ce lieu.  Je reviens sur mes pas et me rends directement au bureau d’informations touristiques. Je profite de ma venue dans le bureau pour mettre en pratique mes connaissances de technicienne en tourisme et j’analyse. Que voulez-vous! Je demande plusieurs informations à la dame : avez-vous des navettes d’autobus? En anglais c’était plutôt : Do you have bus service? Elle me renseigne adéquatement et je lui demande où est l’endroit magique qui transforme en propre les vêtements sales.  Eh ben, la buanderie est derrière le simili quartier industriel. J’avais arrêté ma découverte de Water Street à ce niveau, car je trouvais le tout sinistre et inhospitalier.

Avant tout, j’ai décidé de faire une pré-inspection. Il faut savoir où se trouve l’endroit et comment ça fonctionne et le coût dans tout ça! J’ai fait le saut : 2,50 $ / brassée et 1,00 $ et +/ séchage. Je devrai gambader de joie avec mes vêtements souillés[1] sur une distance de 2,5 km.

Aujourd’hui le 11 septembre, j’ai pris ma volonté et j’ai enfilé mes souliers, pris mes sacs et parcouru les 2,5km. Sur la route, je me suis arrêté au Shopper Drugs store communément appelé Pharmaprix au Québec pour me procurer le nécessaire pour avoir du linge qui sens le frais et qui est biodégradable (pas mon linge, mais bien le produit)!!!!  En entrant dans la buanderie, j’ai ‘’spotter ’’ ma laveuse, j’y place mon linge et lorsque j’arrive pour mettre mon savon, je me rends compte que j’ai acheté de l’assouplisseur en feuille et en liquide, 2 fois plutôt qu’une. J’avais le goût de pleurer. Je demande à une dame tout près de moi s’il serait possible de lui prendre un peu de savon. Je ne suis tout de même pas pour reprendre mon linge et parcourir 1 km et revenir. Cette dame m’annonce qu’on en vend ici pour une modique somme de 0,50$ , on reçoit un bouchon de détergent ( GAIN). WOW! I’m so very happy! (je le pense pas vraiment). Je pars ma brassée, je m’assois et lis un livre pour faire passer le temps. Le poste à la télé ne fait parler que du 11 septembre 2001,  j’ai eu ma pensée pour les défunts ce matin, pas besoin de plus, je suis déjà au bord des larmes donc… Le temps passe vite, car je mets ma brassée dans la sécheuse. Une grosse sécheuse industrielle, la cuve est tellement énorme que je pourrais aisément entrée dedans!  Musique de fond s’il vous plait … précédemment j’ai écrit que pour faire sécher le coût était de 1,00$ et +/ séchage. Quelle arnaque, il s’agit de 1$ /10 minutes.!!! J’en ai pas eu assez de 20 minutes.

Sur le chemin du retour, je suis allée échanger mon assouplisseur liquide. J’ai l’opportunité de revoir le vendeur que surnomme le My dear salesman (mon cher vendeur). Je crois que son mot favori ou sa marque de commerce est le ‘’My dear’’.   Voici un extrait d’une conversation, non d’un monologue :

‘’ Hello My Dear!!! How are you My Dear? Thank you to shop there My Dear! Have a great day!’’

Lors de l’échange, le vendeur m’a arnaquée de 4$. Je présume qu’il s’est trompé d’assouplisseur au lieu du prix du liquide sur la facture, il a pris celui en feuille. J’ai passé l’éponge, car j’en avais ras-le-pon-pon et que je voulais seulement me retrouver dans mon lit (à pleurer en petite boule)!

J’ai fait un arrêt au A&W pour manger des protéines ou plutôt des semblants de protéine. Il y a belle lurette que je n’ai pas mangé de gros hamburger. J’ai bien fait d’y faire une escale, car les canards mon arracher un sourire. Oui , oui, les canards! Une dame était au service à l’auto et elle ne pouvait pas partir tout de suite, car les canards se promenaient lentement devant la voiture. Je me promets d’aller les prendre en photos. Ils doivent y avoir érigé une demeure pour que le restaurant installe des pancartes stipulant qu’il ne faut pas nourrir les canards.

Morale de cette histoire : Je vais faire  mon lavage à la main autant que possible, car une brassée à 5$ et mon linge étaient pas secs encore, je n’avais plus d’argent sur moi, donc j’ai empaqueté et tout étendu à mon arrivée dans ma chambre. C’était un vrai sentier de bataille!

[1] Souillé, je trouvais que c’était un joli mot pour remplacer sale, mais on dirait que nos vêtements sont vraiment sale lorsque l’on utilise ce mot. ..mais je trouve qu’il ajoute un plus au texte.

Catherine -xxx-xxx-

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