dimanche 26 septembre 2010

Ma maison



À la demande générale... ma maison!
C'est super le fun, j'ai une belle clôture que je dois ouvrir pour sortir. C'est mignon! Vous voyez une arche au dessus, on peut y lire : The Bower! Je ne sais pas encore ce que ça veut dire ou bien si c'est un nom de famille, mais ça viendra!

Je suis à quasiment 4 minutes de la Main! Ben, quoi la rue principale c'est la Main en anglais et elle s'appelle Main Street quel hasard! Le seul désaventage est que je suis à 2,5 km de la buanderie et de l'épicerie.

Vous ne la trovuerez pas sur Google Earth... est est comme un fantôme...transparente, bref absente!

Si vous désirez laisser des commentaires n'hésitez pas la fonction est ouverte à tous ! Nous avons résolu le problème!

lundi 20 septembre 2010

L'école Acte 1



La cloche a sonné, ma récré est terminée

La rentrée est arrivée.

Je commence à animer, à enseigner et à tergiverser.

Laissez-moi vous emporter dans une journée :




L’école prend vie à 8h23, les enfants sillonnent les corridors afin de rejoindre leur petite oasis : leur pupitre. Dès 8h28, les interphones crachent l’hymne national. À cet instant, chaque personne se doit de s’immobiliser, même si tu es en train de lacer tes souliers. Il y avait des enseignantes dans les corridors qui interdisaient de faire toute autre chose. Lorsque ce chant patriotique retentit, on se doit de s’immobiliser, avoir une bonne posture et fixer l’horizon. Lors de ma seconde journée, j’ai appris à mes dépens que chanter venait en option. Imaginez-vous que tous les enfants murmuraient les paroles et par le fait même Mme Burridge, l’enseignante. Je me suis mise à faire du lips-sing, malgré le fait que les paroles n’étaient pas très claires. Madame Burridge m’a regardée avec un sourire en coin et elle me dit : ‘’ L’hymne est en Mic-Mac aujourd’hui! ’’ Je lui ai répondu par un sourire. J’étais gênée. (J’entends un ami l’autre côté de l’Atlantique dire :’’ elle a deux pieds gauches). ;) On a le plaisir d’entendre 2 fois par semaine l’hymne en français, 2 autres pour l’anglais et on termine la semaine en Mic-Mac.

J’ai été sidérée par l’ambiance solennelle accordée à cet air si important dans les rencontres diplomatiques. Je me suis informée à un ami qui habite maintenant l’Alberta et il m’a confirmé que c’était en vigueur là-bas aussi! J’imagine qu’au Québec, c’est dû à notre esprit indépendantiste et à l’amour que l’on porte à notre province ou notre pays (tout dépend de votre rang).


Il y a quelques années au Québec, on retrouvait des crucifix dans chaque salle de classe. Ici, en Nouvelle-Écosse, on retrouve une photo de la reine Élizabeth II à différents moments de son règne on dirait que l’on fait un chemin de croix à travers l’école! S’il n’y a pas d’image à l’effigie de la reine, on retrouve assurément le drapeau canadien.

Revenons à mes moutons. Après l’hymne national, nous avons le message quotidien de la directrice. Tous les jours, je commence ma journée avec les petits choux de la première année. Par la suite, je change de classe à tout les demi-heures environ, certains groupes sont plus gourmands de ma présence donc je suis convoquée pour une heure! À 10h 15, c’est la pause. De 12h00 à 12h45, je prends place au sein de la salle des professeurs et j’apprends à connaître mes collègues et je me délecte de mon repas de base (merci Jo pour tes petites recettes)! Ma journée comme celle de tout le corps enseignant et des étudiants se termine à 14h15.

J’étais étonnée de savoir que les enfants ont seulement 3,75 heures d’école par jour c’est beaucoup moins que par chez nous. Ils débutent l’école le mardi après la fête du Travail et terminent le 30 juin.


L’école est colorée autant par son personnel, ses élèves ou bien les couleurs qu’elle arbore sur ses murs. Chaque jour, j’apprends à jongler avec les différents niveaux, car je travaille avec des maternelle jusqu’à la 6e année. Mes groupes varient entre : 10, 11, 21 ou 22 élèves. J’ai des lacunes avec certains groupes, mais tout au fil des jours, j’espère être plus à l’aise.

Je me demandais comment se faisait-il qu’il y ait toujours une marre de parents le matin et à la fin des cours. Je pensais que c’était une mode de venir chercher le fruit de sa génétique. Il s’avère que s’est loin d’être une mode, mais un mode de vie. Il n’y a pas d’autobus pour les étudiants de l’école primaire, car elle ne regroupe que des habitants de la ville. Yarmouth est une ville à mon humble avis de la taille de Nicolet… je vous expliquerai tout cela dans un avenir rapproché.

Certes, je ne m’attendais pas faire de l’amnésie et d’oublier mon si mélodieux prénom. Il me manque tellement (rires)! Depuis que je suis dans le système scolaire, j’ai troqué mon prénom pour Madame. Les enfants oublient mon prénom, donc je suis Madame.


À tout vous raconter ça, j’espère bien vous raconter quelque chose à Noël!


Madame!

mardi 14 septembre 2010

Wrap au thon et à l'orange

Tu épateras tous les enfants le midi avec ce lunch "funky"!

Wrap au thon et à l'orange de Ricardo


 Ingrédients:
  • 170g de thon en morceaux
  • 1 carotte, coupées en julienne(ou râpée)
  • 1 petite échalote française, émincée (remplaçable par un demi oignon rouge)
  • 1 orange, coupée en dés [1]
  • 1 c. à s. de mayonnaise
  • Quelques gouttes de tabasco (facultatif)
  • 1 tortillas
  • Des feuilles d'épinard (remplaçable par de la laitue hachée)
  • 2-3 asperges cuites

samedi 11 septembre 2010

Recette de la semaine

Bonjour tout le monde,

Je me permettrai durant ce périple de donner à notre Catherine nationale, une façon de s'alimenter simplement avec des recettes nécessitants pas ou peu de cuisson. De plus, ça lui procurera une petite surprise chaque semaine. (J'essayerai d'être au poste chaque semaine)

Cette semaine,

Salade de brocoli

1½ tête de brocoli coupé en petit morceau
1    oignon rouge haché
1/3 tasse de fromage blanc rapé
simili bacon et ail au goût

Vinaigrette

¾ tasse de moyonnaise
3 c.à table de vinaigre
4 c.à table de sucre diète (splenda)
Bien mélanger.
1. Mélanger tous les ingrédients.
2. Ajouter la vinaigrette

Refroidir au mon 1 heure avant de servir

Bon Appetit!

Jonathan xx

La buanderie

Une des premières choses que j’ai apprise en mettant les deux pieds dans ma chambre est la suivante : il n’y a pas de laveuse et de sécheuse accessibles dans mon appartement. La propriétaire, me fait part qu’on retrouve une buanderie sur la rue Water (Water Street).  Le lendemain, je fais la rue à la marche et je ne trouve pas ce lieu.  Je reviens sur mes pas et me rends directement au bureau d’informations touristiques. Je profite de ma venue dans le bureau pour mettre en pratique mes connaissances de technicienne en tourisme et j’analyse. Que voulez-vous! Je demande plusieurs informations à la dame : avez-vous des navettes d’autobus? En anglais c’était plutôt : Do you have bus service? Elle me renseigne adéquatement et je lui demande où est l’endroit magique qui transforme en propre les vêtements sales.  Eh ben, la buanderie est derrière le simili quartier industriel. J’avais arrêté ma découverte de Water Street à ce niveau, car je trouvais le tout sinistre et inhospitalier.

Avant tout, j’ai décidé de faire une pré-inspection. Il faut savoir où se trouve l’endroit et comment ça fonctionne et le coût dans tout ça! J’ai fait le saut : 2,50 $ / brassée et 1,00 $ et +/ séchage. Je devrai gambader de joie avec mes vêtements souillés[1] sur une distance de 2,5 km.

Aujourd’hui le 11 septembre, j’ai pris ma volonté et j’ai enfilé mes souliers, pris mes sacs et parcouru les 2,5km. Sur la route, je me suis arrêté au Shopper Drugs store communément appelé Pharmaprix au Québec pour me procurer le nécessaire pour avoir du linge qui sens le frais et qui est biodégradable (pas mon linge, mais bien le produit)!!!!  En entrant dans la buanderie, j’ai ‘’spotter ’’ ma laveuse, j’y place mon linge et lorsque j’arrive pour mettre mon savon, je me rends compte que j’ai acheté de l’assouplisseur en feuille et en liquide, 2 fois plutôt qu’une. J’avais le goût de pleurer. Je demande à une dame tout près de moi s’il serait possible de lui prendre un peu de savon. Je ne suis tout de même pas pour reprendre mon linge et parcourir 1 km et revenir. Cette dame m’annonce qu’on en vend ici pour une modique somme de 0,50$ , on reçoit un bouchon de détergent ( GAIN). WOW! I’m so very happy! (je le pense pas vraiment). Je pars ma brassée, je m’assois et lis un livre pour faire passer le temps. Le poste à la télé ne fait parler que du 11 septembre 2001,  j’ai eu ma pensée pour les défunts ce matin, pas besoin de plus, je suis déjà au bord des larmes donc… Le temps passe vite, car je mets ma brassée dans la sécheuse. Une grosse sécheuse industrielle, la cuve est tellement énorme que je pourrais aisément entrée dedans!  Musique de fond s’il vous plait … précédemment j’ai écrit que pour faire sécher le coût était de 1,00$ et +/ séchage. Quelle arnaque, il s’agit de 1$ /10 minutes.!!! J’en ai pas eu assez de 20 minutes.

Sur le chemin du retour, je suis allée échanger mon assouplisseur liquide. J’ai l’opportunité de revoir le vendeur que surnomme le My dear salesman (mon cher vendeur). Je crois que son mot favori ou sa marque de commerce est le ‘’My dear’’.   Voici un extrait d’une conversation, non d’un monologue :

‘’ Hello My Dear!!! How are you My Dear? Thank you to shop there My Dear! Have a great day!’’

Lors de l’échange, le vendeur m’a arnaquée de 4$. Je présume qu’il s’est trompé d’assouplisseur au lieu du prix du liquide sur la facture, il a pris celui en feuille. J’ai passé l’éponge, car j’en avais ras-le-pon-pon et que je voulais seulement me retrouver dans mon lit (à pleurer en petite boule)!

J’ai fait un arrêt au A&W pour manger des protéines ou plutôt des semblants de protéine. Il y a belle lurette que je n’ai pas mangé de gros hamburger. J’ai bien fait d’y faire une escale, car les canards mon arracher un sourire. Oui , oui, les canards! Une dame était au service à l’auto et elle ne pouvait pas partir tout de suite, car les canards se promenaient lentement devant la voiture. Je me promets d’aller les prendre en photos. Ils doivent y avoir érigé une demeure pour que le restaurant installe des pancartes stipulant qu’il ne faut pas nourrir les canards.

Morale de cette histoire : Je vais faire  mon lavage à la main autant que possible, car une brassée à 5$ et mon linge étaient pas secs encore, je n’avais plus d’argent sur moi, donc j’ai empaqueté et tout étendu à mon arrivée dans ma chambre. C’était un vrai sentier de bataille!

[1] Souillé, je trouvais que c’était un joli mot pour remplacer sale, mais on dirait que nos vêtements sont vraiment sale lorsque l’on utilise ce mot. ..mais je trouve qu’il ajoute un plus au texte.

Catherine -xxx-xxx-

Un nouveau départ

En direct de Yarmouth, Nouvelle-Écosse!
Ce cher Jonathan, un ami de toujours, m'a fortement suggéré de partir un blogue lors de mon périple en Nouvelle-Écosse. Il m’arrive des choses rocambolesques dans la vie de tous les jours! Eh, ben voilà pourquoi vous pouvez suivre le journal d’une aventurière. Il n’y a rien de trop personnel dans ces écrits… de toute manière je suis un livre ouvert paraît-il, donc un jour ou l’autre vous saurez tout… ou presque! Cependant, je me garde certains détails qui me permettront de vous raconter des anecdotes lors de mon retour en décembre! Le blogue permet un interaction, mes lettres aussi! Vous désirez réagir à mes propos, il me fera un grand plaisir de vous lire.
Le 30 août dernier, j’ai quitté mon Québec natal pour une certaine période. Les gens autour de moi, me demandaient si j’allais pleurer sur le quai de la gare. J’ai répondu : ‘’ Ben non, je ne verserai pas une larme, j’ai voulu ce voyage en Nouvelle-Écosse.’’ J’aurai aimer pouvoir faire des salutation par le hublot du train à tous les gens qui étaient venus sur le quai, mais je me cherchais une endroit où m’assoir. Je me suis assise auprès d’une dame de 80 ans qui revenait d’un voyage en Abitibi. Imaginez-vous dont qu’elle est allée rendre visite à sa marraine qui a 102 ans. WOW! Dès lors, j’ai eu une pensée pour ma belle petite Lilianne! Cette vieille dame m’a tenue compagnie jusqu’à ________ (Bas-St-Laurent), elle m’a tellement appris de choses en si peu de temps. Je crois que ce voyage va m’apprendre beaucoup de chose!
Le lendemain soir, j’étais en extase devant les délices qu’offre Halifax avec son port et les multiples bateaux qui y accostent. L’architecture des bâtiments, ma foi, très charmante me rappelait des moments vécus à Boston.
Le 1er septembre, eh ben, j’étais d’attaque pour aller visiter la citadelle d’Halifax. J’étais ébahie et ce n’est pas peu dire. Je suis très heureuse, car j’ai été accueilli dans un français impeccable et j’ai eu l’opportunité de faire une visite guidée en français. Je me suis permis cette attention, car, après tout, les interlocuteurs francophones seront rares dans les prochains mois! Lorsque je travaillais pour Parcs Canada, je me suis tant demandé comment était le niveau de français dans les provinces anglophones et si les francophones étaient bien servis en anglais! En bien, pour la citadelle d’Halifax, la réponse est affirmative. Mon guide s’appelait Marc-André, il est issu d’un père Québécois et d’une mère néo-écossaise. Il était vêtu en habit de l’époque c'est-à-dire en jupe écossaise (ici, je reprends les propos du guide). Vous devez tous vous poser la question! »Est-ce qu’il... était nu en dessous de sa jupe? » Je vous connais bien! Ben, non! Ce n’est qu’un mythe! En après-midi, j’ai pris le Shuttle, c’est un éconoline qui fait la liaison Halifax-Yarmouth!Tout le temps où j’étais à Halifax, je me suis sentie bien : une aventurière! Lorsque nous sommes allés déposer une dame chez elle dans un village dont je ne me rappelle plus le nom, j’ai reçu une claque en plein visage. Il y a deux critères principaux qui nous indiquent que l’on se trouve dans un trou perdu! Nous étions dans la forêt, ça c’est correct. Premier critère, le chemin ne pouvait pas compter deux voitures côte-à-côte. Deuxièmement, la route était en grenotte !!! À ce moment, je me suis rendu-compte que les gens qui me tiennent à cœur sont loin en terme de kilométrage, mais près de moi en terme d’amour!



À chaque fois que je voyais une pancarte qui inscrivait le kilométrage qui me séparait de Yarmouth, je me sentais nerveuse tout comme à premier rendez-vous. Il ya de quoi être nerveuse, je devrais évoluer dans cette ville pour les 9 prochain mois (on peut dire 8 mois et demi)! On tourne sur la rue Cliff, mon cœur arrête de battre, jusqu’à ce que je vois la maison 73 Cliff Street. J’ai tout de suite pensé : « Ouf! Elle existe vraiment, tu es maintenant dans ta maison d’adoption. » Bernie le chauffeur m'a donné un coup de main et il m’a aidé à apporter mes valises sur le balcon. Par la suite, j’ai fait la connaissance de Carla, qui est la propriétaire! Elle terminait de passer l’aspirateur dans ma coquette demeure personnelle : ma chambre! Vraiment charmante, elle a ses fenêtres, portes et moulures d’origine… mes cours d’interprétation du patrimoine prennent le dessus! Lorsque tous les détails ont été réglés, je suis allée sillonner les rues de la ville afin d’assouvir ma curiosité. Joli! C’est à ce moment là que je me suis sentie loin, et que la peur est venue me visiter.
L’anglais commence à me rentrer dans le corps, à l’épicerie je peux lire les étiquettes dans les deux langues. La télé est en anglais. Je vous mens! J’ai les 3 postes principaux francophones : TVA, radio-canada et V, mais je me suis fait un système de récompense… au lieu de manger des jujubes ou du sucre…ben une demi heure de francais par jour…. Ne peut pas nuire, du moins m’apporte un peu de réconfort!
Lors de la formation à Québec, les gens nous ont avertis que le premier mois serait le plus dur dans touts les sens du terme. Je suis quelqu’un qui se sent facilement chez elle un peu partout, car j’ai de multiples repères. Ici, le seul repère que j’ai, c’est un tapis comme ma cousine Isabelle! L’architecture etla langue changent. Certes, je suis certaine que j’apprendrai beaucoup, autant dans cette nouvelle langue que sur moi-même et sur vous chers proches! Le voyage forme la jeunesse, après tout!
Dans la prochaine édition… des nouveautés : travail, collègue, vie sociale seront au rendez-vous! Est-ce que je vous ai dit que depuis 3 jours, je n’ai toujours pas vu ma voisine de chambre et que Paul, un monsieur de 60 passé est un chambreur J’espère pouvoir sympatiser avec le/la nouveau /elle. L’ambiance ici…est ennuyante… j’ose même pas sortir cusiner, car Paul pourrait me réprimender en anglais!!! C’est horrible! Et moi, je suis là qui fait des YEAH! Yeah!
Je vous aime, la distance nous le fait réaliser encore plus!!!
Catherine -xxx-xxx-